Agir toujours plus, avec toujours moins : les associations humanitaires

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Travailleuse humanitaire des Nations Unies observant des dégâts dans un bâtiment détruit, illustrant la réalité des crises humanitaires et le travail de terrain des associations.

Un monde en crise permanente

Le Global Humanitarian Overview 2026, publié par les Nations Unies, dresse un constat clair : les besoins humanitaires mondiaux atteignent un niveau historique.
Selon ce rapport, 239 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire en 2026, et 135 millions sont ciblées comme prioritaires. Pour y répondre, 33 milliards de dollars seraient nécessaires.

Mais le rapport le souligne aussi : ces besoins ne sont plus exceptionnels ou temporaires. Ils s’inscrivent dans la durée.
Conflits prolongés, déplacements forcés, effondrement des services publics, crises climatiques répétées… Selon le Global Humanitarian Overview 2026, les crises s’additionnent et se renforcent mutuellement.

Autrement dit, l’urgence est devenue structurelle !!

Les associations en bout de chaîne

Dans ce contexte, le rapport montre que la réponse humanitaire repose sur un système de priorisation. Selon l’article, seuls 87 millions de personnes seront considérées comme « prioritaires absolues », faute de financements suffisants.

Derrière ces chiffres, une réalité bien connue des associations apparaît : tout le monde ne peut pas être aidé. Pour les petites et moyennes associations humanitaires françaises, cela se traduit très concrètement par :

  • des sollicitations toujours plus nombreuses,
  • des projets à monter dans l’urgence,
  • des financements plus courts, plus ciblés, plus conditionnés.

Même si le Global Humanitarian Overview 2026 parle à l’échelle mondiale, il révèle un mécanisme qui touche aussi les structures locales : les associations se retrouvent en première ligne, chargées de faire tenir ensemble urgence, sens et contraintes.


L’invisible : temps, énergie, organisation

Ce que le rapport ne chiffre pas, mais que vivent les associations au quotidien, ce sont les coûts invisibles. Selon le Global Humanitarian Overview 2026, les financements humanitaires stagnent alors que les besoins augmentent. Cette tension a des effets directs :

  • multiplication des dossiers de subvention,
  • exigences accrues de reporting,
  • suivi financier plus lourd,
  • pression constante sur la trésorerie.

Pour les petites structures, cela signifie souvent :

  • une ou deux personnes qui portent toute la gestion,
  • beaucoup de temps bénévole absorbé par l’administratif,
  • une organisation qui repose sur la débrouille et l’urgence.

Le rapport ne dit pas à quel point la fatigue organisationnelle fragilise les structures elles-mêmes.

Agir, oui : s’épuiser, non

Ce que révèle le Global Humanitarian Overview 2026, ce n’est pas un manque d’engagement. C’est un déséquilibre.

Les besoins augmentent.
Les financements ne suivent pas.
Et les associations absorbent la différence.

Pourtant, agir dans la durée suppose autre chose que de tenir « coûte que coûte ». Cela suppose de pouvoir :

  • clarifier son fonctionnement,
  • sécuriser un minimum sa gestion,
  • préserver les équipes et les bénévoles.

La question n’est donc pas de faire toujours plus.
Mais de se demander, collectivement :

Comment continuer à agir sans s’épuiser ?

Prendre soin des causes que l’on défend passe aussi par le fait de prendre soin des structures qui les portent.

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